|
Cette page est le regroupement de toutes les rubriques "Paroles de musiciens" des différentes éditions-pays de mousikos.fr.
Ce sont des témoignages de musiciens professionnels à l'étranger, ayant effectué tout ou partie de leurs études musicales en France.
Si vous souhaitez laisser un témoignage, assurez-vous que votre pays est représenté et faites-vous connaître auprès du rédacteur de l'édition-pays concernée.
Retrouvez tous ces témoignages dans chaque édition-pays !
Nombre de témoignages enregistrés à ce jour : 32 Les témoignages ci-dessous sont triés par date de publication.[Posté le 28-03-2009][Edition-pays : Espagne]
VIDOUTA Laure Harpiste solo de l’Orchestre Philharmonique de Málaga (Orquesta Filarmónica de Málaga) Française, en Espagne depuis 1993 Ancienne élève du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris "Mes études musicales terminées à l’âge de 19 ans au CNSMDP de Paris (solfège spécialisé, harmonie, harpe et musique de chambre), il me fallut rapidement trouver un travail pour des raisons familiales. Pas une mince affaire quand on est harpiste, en raison du manque de débouchés. J’avais le choix entre rester en France et me consacrer à l’enseignement, ou m’en aller à l’étranger, n’ importe où, du moment qu’on avait besoin de moi. Il était clair que je voulais gagner ma vie en jouant.
J’ai choisi la profession, pas le pays. Après avoir été finaliste à l’orchestre de la Radio de Stockholm, puis à l’Orchestre Royal de Wallonie, j’ai finalement été retenue au poste de harpiste solo à l’Orchestre Philharmonique de Málaga.
J’y suis arrivée à 20 ans, sans parler un mot d’espagnol (j’avais étudié l’anglais et l’italien à l’école), non sans avoir pris la peine d’appeler auparavant mon amie Céline, harpiste solo à l’Orchestre Symphonique de Galice (a Coruña), qui résidait en Espagne depuis un an. Son conseil fût : ralentis tout ! Ta façon de parler, de marcher, ne soit pas "stressée", tout finit toujours par s’arranger au dernier moment. Combien elle avait raison ! Ici, on prend le temps de vivre, de bien manger, de faire la sieste… Le hasard faisant bien les choses, Málaga se trouve en bord de mer, à deux heures de la plus haute chaîne montagneuse espagnole (la Sierra Nevada) et est ensoleillée plus de 300 jours par an ! Quand à la vie d’orchestre, ce fût une révélation pour moi qui avait été formée pour être soliste : mettre mon petit grain de sable pour créer une œuvre collective, j’adore !"
[Posté le 18-03-2009][Edition-pays : Espagne]
LOYER Stéphane Trombone basse de l’Orchestre Symphonique de la Radio Télévision Espagnole Français, en Espagne depuis 1994 Ancien élève du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris "J’ai toujours été bien accueilli en Espagne. Les gens qui m'entourent, les collègues de l’orchestre, tous m'ont toujours fait preuve de sympathie. Leurs traditions, profondément ancrées, sont pour moi une base importante dans la société d’aujourd’hui, qui a plutôt tendance à les perdre sans les remplacer. Les Espagnols sont ouverts, serviables, hospitaliers,... et cette sociabilité, très agréable, facilite beaucoup l’adaptation d’un étranger dans ce pays.
Madrid réunit la tradition et la modernité dans tous les domaines, tant au niveau architectural, culinaire (en Espagne on aime les plaisirs de la table et la cuisine est excellente et variée), que culturel. Pour ne parler que de la musique, il n’y a pas moins de quatre orchestres à Madrid.
Je n’ai jamais cherché à avoir de contact avec des Français à Madrid, bien au contraire, et depuis le premier jour j’ai été constamment en rapport avec des Espagnols. Cette immersion totale aide énormément pour l’apprentissage de la langue, mais surtout, cela permet de connaître le pays de l’intérieur et non comme un touriste (dans le sens péjoratif du terme).
Côté musique, vivre et travailler en Espagne a été pour moi bénéfique à cent pour cent, car cela m’a permis de m’éloigner de l’Ecole française et de découvrir d’autres styles et sonorités qui m’ont fait voir les choses sous un autre angle, et ainsi d’accepter plus facilement ces différences."
[Posté le 24-02-2009][Edition-pays : Allemagne]
COULOUMY Guillaume Trompette solo de l’Orchestre Symphonique de la Radio de Hambourg (NDR) Français, en Allemagne depuis 1997 Ancien élève du Conservatoire à Rayonnement Régional de Limoges (ex CNR) "Tout a commencé à Limoges, où, parallèlement à l'étude de la trompette, je prenais des leçons de piano. Mon professeur de piano n'était autre que la maman de Franck PULCINI, trompettiste, à qui j'ai toujours porté une grande admiration. La rencontre a donc été rapide, leçons, participation au festival "Cuivres en Fêtes" dont il est le directeur artistique, et une forte envie de me perfectionner en trompette, alors que je venais d'obtenir mon bac. Franck, déjà en Allemagne, a donc pris l'initiative de me faire venir, et a effectué toutes les démarches, me facilitant ainsi la prise de cette grande décision, une opportunité qu'il ne fallait pas laisser passer.
J'ai bénéficié d'un accueil impeccable, avec des facilités de travail exceptionnelles, d'excellents professeurs. Bref, tous les ingrédients pour aimer vivre et étudier en Allemagne étaient alors réunis. Après avoir participé à l'Académie de l'Orchestre de la Radio Bavaroise (Académie BR Munich), où l'école allemande et le style musical me correspondaient parfaitement, il a été tout naturel de rester travailler professionnellement dans ce pays.
Les places d'orchestres sont très prisées en Allemagne, et, bien sûr, difficiles à obtenir, mais le système éducatif musical ici offre de nombreuses possibilités pour se préparer au métier de musicien : orchestres de jeunes, stages et académies, etc. Je ne peux qu'encourager les jeunes musiciens de tenter à leur tour cette belle aventure."
[Posté le 16-02-2009][Edition-pays : Allemagne]
PULCINI Franck Trompette solo de l’Orchestre Symphonique de la Radio de Baden-Baden/Freiburg (SWR) Français, en Allemagne depuis 1995 Ancien élève du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris "C’est un peu par hasard que je suis arrivé en Allemagne, même si, depuis le CNSM de Paris (1986) cette idée me trottait dans la tête. Il a fallu que je rencontre ma future épouse (d’origine allemande) à Osaka, au Japon, à l’occasion d’un concours international de musique de chambre, afin que tous les éléments soient réunis pour un départ Outre Rhin. Dans l’ordre : achat du journal de petites annonces de places d’orchestres, "Das Orchester", achat d’une trompette si bémol à palette (système allemand), demande d’invitation (rédigée en allemand) formulée auprès du pupitre de trompette de la SWR (accompagnée d’une photo et d’un CV), un mois de travail intensif sur les traits d’orchestre et le concerto en mi bémol Majeur de Joseph Haydn, deux ou trois cours auprès de Reinhold FRIEDERICH et de Wolfgang BAUER (à l’époque, solistes au Hessicher Rundfunk à Frankfurt) pour apprendre le style, le son et la force recherchés dans les orchestres allemands, et pour terminer, le concours, un jour de forme.
Après cette réussite, une année de stage assez difficile, et, enfin, la titularisation... Depuis, ce n'est que du bonheur : un très bon orchestre, d'excellents chefs, de splendides salles de concerts, des tournées brillantes, ainsi que des collègues adorables et de merveilleuses conditions de travail. Je ne peux qu’encourager les jeunes interprètes à avoir une vision large sur le métier et à regarder avec attention ce qui se passe en dehors de nos frontières. Quant au problème de la langue, si je suis arrivé à me faire comprendre, c’est vraiment que cela se trouve à la portée de tout le monde !!!"
[Posté le 11-02-2009][Edition-pays : Portugal]
LÉZÉ Jean-François Timbalier solo de l’Orchestre National de Porto / Professeur de projets collectifs et improvisation de l'E.P.M.V.C. / Professeur de percussions et batterie à l’Académie de Ponte de Lima Français, au Portugal depuis 1994 Ancien élève du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon "31 Aôut 1994.
Arrivée à Lisbonne, capitale du Portugal.
Les somptueuses palettes colorées, offrandes du Tage, fleuve magistral et protecteur lisbonnin ; les ruelles du "Bairro alto" cœur et âme du "fado" de Lisbonne, le château "São Jorge"…
La magnifique "Lisbonne la belle" selon Ulysse venait d’être nommée Capitale Européenne de la culture.
Les fonds communautaires ont permis un développement culturel considérable. Ce pays qui, vingt ans auparavant, fêtait la révolution des Œillets, accumulait près de trente ans de retard sur ses voisins européens.
De nos jours, le Portugal continue lentement sa progression éducative et culturelle, souvent ralentie par les tendances et les modes politiques, sources de réformes destructives, caprices des décrets et lois…"
[Posté le 26-01-2009][Edition-pays : Suisse]
GARZIA Henri-Michel Trombone solo de l'Orchestre Symphonique de Bâle Français, en Suisse depuis 1993
Ancien élève du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris "Je suis arrivé en Suisse à la suite d'un concours d'orchestre. Mon intégration s'est faite relativement vite, "relativement", car il ne faut pas négliger le barrage de la langue qui n'est pas l'allemand mais le suisse-allemand. Aucun "Auslander" (étranger) ne la possède réellement, mais nos amis suisses ne nous en tiennent pas rigueur ! D'autant plus, qu'à l'instar des orchestres suisses, le nôtre détient en son sein plus d'une cinquantaine de nationalités...
Ce brassage de cultures sera d'ailleurs illustré à l'occasion d'une exposition où seront présentées les photos des membres de l'orchestre - avec mention de l'âge et de la nationalité - dans une galerie d'art Bâloise.
En résumé, pour un pays de petite taille, la Suisse détient trois orchestres de renommée internationale (Sinfinieorchester Basel, Tonhalle de Zurich, Orchestre de la Suisse Romande), sans compter ceux des Opéras de Zurich et Bâle. Toutes ces formations attirent les plus grands chefs et solistes de la planète."
|